Le mégafeu des Corbières a été « fixé » jeudi en début de soirée. Pour les habitants évacués qui regagnent petit à petit leur village, l’heure est au bilan. Certains appellent à mieux aménager le territoire, d’autres à recultiver les friches laissées par les arrachages de vignes.
Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, le commandant Éric Brocardi revient sur le caractère inédit du feu qui ravage les Corbières ainsi que sur les stratégies et moyens de luttes anti-incendie à l’heure du chaos climatique. L’officier pointe aussi un gouvernement peu à l’écoute de ceux qu’il nomme les « soldats du climat ».
Le vaste incendie a déjà parcouru 16 000 hectares dans le massif des Corbières. Dans ce territoire considéré comme un point sensible de la surchauffe planétaire, l’intensification des chaleurs et de la sécheresse a fortement augmenté les risques, rappellent les scientifiques.
L’Europe s’est engagée à acheter pour 750 milliards de dollars de « produits énergétiques » aux États-Unis dans le cadre des négociations sur les droits de douane. Mais cette promesse est irréaliste et dévoile à quel point Bruxelles fait fi de l’urgence climatique.
Mercredi 23 juillet, la plus haute juridiction des Nations unies a rendu un avis consultatif sans précédent sur les obligations des États en matière climatique. Il pointe la responsabilité historique des pays riches et ouvre une nouvelle ère de contentieux contre les entreprises fossiles.
Alors qu’elle se remet d’une crue historique qui a fait au moins 120 morts, la population du comté de Kerr, épicentre de la catastrophe, est divisée face à la responsabilité des autorités et du président états-unien.
Dans le midi de la France, la réduction de la surface des vignobles laisse des friches sans entretien suffisant et donc très vulnérables aux incendies. Des agriculteurs s’inquiètent des effets de cette tendance de fond et aimeraient que des solutions soient mises en place à l’échelle collective
À cause du chaos climatique, le risque incendie remonte de plus en plus vers le nord et l’ouest de l’Hexagone. Alors que le pays est encore peu préparé et acculturé aux feux, experts et élus redoutent que ces prochaines semaines soient aussi intenses, voire pires que l’été 2022 en matière d’incendies.
Le constat est unanime, les bombardiers d’eau sont indispensables pour lutter contre les incendies, qui gagnent du terrain été après été. Mais malgré les promesses d’Emmanuel Macron en 2023, le renouvellement et le renforcement de la flotte tarde, faute de crédits.
L’emplacement de l’autoroute d’où est parti le feu le 8 juillet et l’aménagement urbain des quartiers nord de Marseille guidé par des années de politique de classe rendent les Marseillais les plus précaires très vulnérables aux incendies.
Durant de longues heures, un incendie a dévoré plus de 700 hectares entre Les Pennes-Mirabeau et le nord de Marseille. Le feu a atteint les portes de la ville. À proximité du quartier populaire de la Castellane, plusieurs maisons ont été détruites.
Le bilan d’inondations éclair au Texas, dans le sud des États-Unis, atteint 50 morts samedi soir, selon un bilan compilé par l’AFP auprès des autorités locales, les équipes de secours poursuivant sans relâche leurs efforts pour tenter de retrouver près d’une trentaine d’enfants disparus dans une zone dévastée par la brutale montée des eaux.
Dans son septième rapport annuel, la vigie du climat s’inquiète du fort ralentissement de la baisse des émissions de gaz à effet de serre de la France. Elle appelle à une relance de l’action politique pour limiter les impacts de la surchauffe planétaire qui s’intensifient dans le pays.
Sur l’aire d’accueil d’Aulnay-sous-Bois, entourées par une autoroute et l’aéroport du Bourget, une quinzaine de familles suffoquent depuis que le pays est frappé par la canicule. Elles vivent reléguées dans une zone extrêmement polluée en pleine vague de chaleur.
Depuis le 19 juin, l’Hexagone subit une vague de chaleur tout aussi précoce que remarquable par sa durée. Cet épisode caniculaire révèle une fois de plus l’inaction politique face à l’impératif de protéger la population du chaos climatique qui s’intensifie.
Alors que plusieurs villes ferment leurs écoles en raison de la vague de chaleur, un constat s’impose : les établissements scolaires ne sont pas adaptés aux canicules. La porte-parole du FSU-SNUipp, premier syndicat du primaire, déplore l’absence de stratégie gouvernementale en la matière.