Les impacts climatiques et écologiques du traité, contre lequel la France s’apprête à voter, sont majeurs : hausse des rejets de CO2, déforestation, renforcement des ventes de pesticides et d’engrais chimiques, exploitation animale… Une cascade de régressions environnementales.
Les forêts sont plus que des puits de carbone et des refuges pour la biodiversité : grâce à l’évapotranspiration, elles fabriquent de la pluie. Cette eau rend de multiples services, notamment pour la sécurité alimentaire mondiale.
Le ministère de l’écologie a publié vendredi la nouvelle stratégie nationale bas-carbone de la France, sa feuille de route pour piloter la transition écologique. Les récents reculs en matière de politiques environnementales et l’austérité budgétaire mettent déjà en difficulté l’atteinte des prochains objectifs.
Si, depuis sa signature en décembre 2015, ce traité historique est devenu le cadre d’organisation de l’action climatique internationale, l’écart se creuse entre ses objectifs et la réalité d’une surchauffe planétaire qui s’intensifie.
Alors que le traité international célèbre ses dix ans, la diplomate qui fut l’une des architectes de cet accord revient sur les progrès réalisés depuis et les difficultés à poursuivre l’action climatique face aux crises géopolitiques et à la désinformation écologique.
Le 8 juillet 2025, l’incendie déclenché aux Pennes-Mirabeau ravageait le haut du quartier de l’Estaque, à Marseille. Aujourd’hui, ses sinistrés sont empêtrés dans des démarches administratives à rallonge et voient leurs vies suspendues. Ils racontent leur fatigue et leur colère.
L’érosion côtière s’intensifie, les terres cultivables deviennent improductives, et les événements climatiques extrêmes se multiplient. De nombreuses familles abandonnent leurs terres et migrent vers la capitale, où elles deviennent des cibles privilégiées pour les gangs.
Le trentième sommet international sur le climat de Belém (Brésil) a accouché, le 22 novembre, d’une déclaration finale décevante, qui ne mentionne pas directement la fin des énergies fossiles. Les pays s’engagent toutefois à « aller plus loin et plus vite » dans l’action climatique.
Alors que les ministres des différents États entrent dans l’arène des négociations lundi 17 novembre, le sommet onusien n’a jusqu’à présent donné lieu à aucun engagement significatif sur trois sujets cruciaux : l’adaptation, les financements climat à destination du Sud et la fin des énergies fossiles.
Peuples autochtones, militants LGBT+, paysans sans terre et syndicalistes ont battu le pavé à Belém (Brésil) le samedi 15 novembre pour rappeler aux négociateurs de la COP30 que l’urgence climatique et l’extractivisme fossile impactent en premier lieu les populations les plus précaires.
Premières victimes du chaos climatique et criblés par la dette, les États africains ont durant les premiers jours de négociations martelé une même antienne diplomatique : en finir avec les engagements non tenus des pays riches et partir de Belém avec des financements suffisants pour s’adapter à la surchauffe planétaire.
Cinq émissaires du géant pétrolier, dont son dirigeant Patrick Pouyanné, ont été accrédités à la COP30 dans la délégation française. Les badges onusiens dont ils bénéficient leur permettent d’accéder à des espaces réservés aux négociateurs.
Le 30e sommet international pour le climat (COP30) a démarré hier 10 novembre à Belém, au Brésil. Le président brésilien Lula a rappelé la dimension sociale du dérèglement climatique, et l’agenda de travail adopté par les délégations acte l’urgence de la solidarité des États riches envers les pays du Sud.
Alors que s’ouvre la trentième COP au Brésil, à quoi servent de tels sommets ? La transition écologique est-elle une illusion alors que les énergies fossiles sont toujours dominantes ? Notre émission « À l’air libre » avec Jean-Baptiste Fressoz, Laurence Marty, Sébastien Dutreuil et Jason Temaui Man.
Pour la première fois depuis trente ans, les États-Unis ne participent pas à un sommet du climat. Au-delà de ses convictions climatosceptiques, Donald Trump est déterminé à saboter toute coopération internationale dans la lutte contre les dérèglements climatiques. Le capitalisme financier lui avait déjà montré le chemin.
Selon de récentes études scientifiques, les écosystèmes amazoniens, sous les pressions combinées des impacts du chaos climatique et de la déforestation, pourraient irrémédiablement se dégrader ou se transformer en savane. Le 10 novembre s'ouvre la trentième COP à Bélem, aux portes de l'Amazonie.