Pour le célèbre climatologue James Hansen, qui a lancé l'alerte au réchauffement en 1988, l'objectif international de maintenir la hausse des températures en-dessous de 2° C est insuffisant et même « très dangereux ». Un avertissement ciblé en direction de l'administration Obama et des négociateurs du sommet sur le climat de Paris, prévu à la fin de l'année.
Lutter contre le dérèglement climatique n’est pas que l’affaire des systèmes politiques. Cela passe aussi par la remise en cause de nos modes de vie. À l’approche de la COP 21, le sommet du climat, Mediapart vous invite à raconter comment vous vivez au quotidien le changement du climat. Parmi les questions qui fâchent : de quoi avons nous vraiment besoin ?
À six mois du sommet sur le climat, la COP 21, l’exécutif veut reporter la suppression des aides à l’exportation pour les centrales à charbon, annoncée par François Hollande fin 2014. Un recul justifié, selon le gouvernement, par la défense des emplois industriels.
Pour la première fois, une large coordination internationale de mouvements sociaux, d’ONG écologistes, d’associations d’aide au développement, de syndicats et de groupes religieux s’associent dans un texte commun sur le climat. Objectif : mettre la pression sur les gouvernements à la veille de la COP 21.
Le miracle ne s’est pas produit : après deux semaines de négociations à Bonn et à six mois de la conférence COP 21 qui se tiendra à Paris, il n’y a toujours pas de texte d’accord valable sur la table mondiale des négociations. Les discussions se poursuivent mais vont changer de cadre politique.
Contrairement à ce qu'ont cru les climatologues, le réchauffement de la planète n'a pas ralenti depuis 1998 : ce sont seulement les biais de certaines mesures qui ont donné l'apparence d'une pause du réchauffement, d'après une équipe de chercheurs américains de la NOAA.
Un accord sur le climat en décembre est-il possible ? La réponse dépend en partie de la nouvelle session de négociation qui démarre ce lundi à Bonn. Paris pousse une stratégie en « quatre piliers », mais les difficultés se réveillent.
C’est une annonce historique : le groupe Crédit agricole dit ne plus vouloir financer les projets de mines de charbon au nom de la lutte contre le dérèglement climatique. Mais il ne renonce pas aux énergies fossiles.
À six mois de la Cop 21, le sommet mondial sur le climat, le monde des entreprises s’offre, à partir de ce mercredi 20 mai, trois jours de forums à l’Unesco pour promouvoir sa vision de l’action contre le dérèglement climatique : du business, encore du business et un peu de climat.
La totalité des centrales à charbon gérées par EDF et Engie, ex-GDF-Suez, dans le monde émet l’équivalent de la moitié des émissions de la France, selon un rapport choc des Amis de la terre et d’Oxfam.
EDF et Engie, ex-GDF-Suez, les plus gros producteurs et fournisseurs d’énergie en France, sont aussi devenus les principaux maîtres d’œuvre des économies de chauffage dans les bâtiments. Peut-on vendre tout et son contraire dans un contrat ? Pour la première fois, des acteurs de la commande publique s'inquiètent des effets de ce double jeu.
Que peut-on attendre de l’accord de Paris, espéré en décembre, pour lutter contre le dérèglement climatique ? Dans un rare entretien, Laurence Tubiana, ambassadrice de la France pour le climat et cheville ouvrière de la Cop 21, défend le rôle de ces négociations, qu'elle voit comme une victoire possible « des modernes contre les anciens ». Face à elle, la chercheuse Amy Dahan dénonce le schisme entre les négociations climatiques et le réel.
Dans son nouveau livre, Tout peut changer, la journaliste canadienne Naomi Klein analyse les liens entre capitalisme et dérèglement climatique. Pour sauver le climat, il faut changer de système de production, décentraliser nos démocraties et bouleverser nos modes de vie, assure-t-elle.
Un conseil des chefs d’État européen sur l’énergie se tient jeudi et vendredi à Bruxelles : et il s’annonce très mauvais pour la lutte contre le changement climatique.
Le cyclone Pam qui a dévasté Vanuatu a provoqué une réaction médiatique massive. L'anthropologue Marc Tabani, qui connaît très bien l'archipel mélanésien où il a séjourné à plusieurs reprises, revient sur l'événement qu'il inscrit dans un autre bouleversement, celui des économies traditionnelles.
Le monde de la finance prend de plus en plus au sérieux les risques que le dérèglement climatique fait peser sur les investissements. Mines de charbon et champs de pétrole pourraient perdre toute valeur si les États s'engagent contre le réchauffement global. Pour le réseau militant international 350.org, le « désinvestissement » des énergies fossiles vers les renouvelables a commencé.