Après un sommet des dirigeants mondiaux qui débute le 6 novembre, la trentième COP se déroulera du 10 au 21 novembre à Belém, au Brésil. Les États auront pour défi de combler le fossé entre leurs minces ambitions climatiques et la surchauffe planétaire qui s’intensifie.
Selon un rapport de l’ONU publié le 4 novembre, les plans climat des pays nous mènent vers une planète plus chaude de 2,3 à 2,5 °C d’ici à la fin du siècle. Une trajectoire très en deçà du chemin à prendre pour éviter les conséquences de plus en plus intenses du chaos climatique.
Des pluies record et des crues cette semaine dans le centre du Vietnam ont fait 35 morts, selon un nouveau bilan diffusé dimanche par les autorités, alors que cinq autres personnes restent portées disparues.
Mardi 28 octobre, la Jamaïque a été ravagée par la tempête. L’intensité croissante de ces épisodes, attisée par la surchauffe planétaire, met en lumière les limites de l’adaptation et l’urgence à sortir des énergies fossiles.
Il y a un an, des inondations monstres ont fait plus de 220 morts dans la banlieue de Valence. Aujourd’hui, les politiques d’urbanisation de zones à risque continuent, au mépris parfois du danger. Mais, dans le même temps, la peur de revivre les événements a amplifié la vigilance des riverains.
Selon l’Organisation météorologique mondiale, la planète a enregistré sa plus forte hausse annuelle de taux de CO2 dans l’atmosphère. En cause, les émissions dues aux activités humaines et aux mégafeux, mais aussi aux écosystèmes qui absorbent de moins en moins bien le carbone.
L’organisme chargé de mesurer les rejets carbonés estime qu’au premier semestre, les émissions françaises sont restées stables. Elles pourraient diminuer d’à peine 0,8 % en 2025. Ces chiffres sont très en deçà des engagements climatiques du pays, des objectifs contraignants que l’État doit respecter.
De plus en plus nombreux, de plus en plus meurtriers et de plus en plus coûteux : une étude inédite révèle l’ampleur du désastre causé par les feux extrêmes.
Associations, syndicats et partis de gauche ont manifesté ensemble dimanche 28 septembre contre les crises écologique, sociale et démocratique. Face à la montée de l’extrême droite et à la toute-puissance des milliardaires, l’idée est de faire front commun.
Des marches Climat, justice, libertés, prévues samedi et dimanche, veulent relancer la mobilisation en la reliant plus que jamais aux luttes antiracistes et féministes. Elles espèrent profiter des énergies déployées contre l’austérité budgétaire.
Décider que le train est gratuit et voir ensuite comment on le finance. Ou taxer les superprofits et ensuite se demander si Bernard Arnault est fâché. Pour bloquer le désastre climatique, peut-être faut-il inverser la hiérarchie des priorités des politiques publiques d’écologie.
Pour répondre à la vulnérabilité croissante de l’arc méditerranéen, des chercheurs et des paysagistes travaillent à inventer dans le sud de la France un « urbanisme de l’inflammabilité », où l’écologie du feu est appréhendée comme une ressource à intégrer dans l’aménagement de territoires plus résilients.
Dans le centre du pays, un incendie monstre s’étend depuis une semaine, alimenté par des forêts plantées dans la continuité du projet du régime salazariste d’industrialiser la région. Les habitants se disent abandonnés par le gouvernement.
Si la canicule commence à refluer dans une partie du pays, la chaleur écrase toujours le sud de la France, d’ouest en est. Des records absolus pour un mois d’août ont de nouveau été battus et le risque incendie demeure très élevé.
La vague de chaleur qui traverse la France pourrait faire grimper les eaux du bassin méditerranéen jusqu’à 30 °C ces prochains jours. Ce phénomène de canicule marine est plus en plus fréquent et a des conséquences catastrophiques pour la biodiversité marine.
Alors que la France vient de subir un des feux les plus importants depuis l’après-guerre et essuie déjà une deuxième canicule, François Bayrou et ses ministres persistent dans la procrastination climatique. Une inaction mortifère qui démontre à quel point les canicules sont des catastrophes socialement organisées.