Deuxième volet de notre série sur l'un des plus gros scandales financiers français, l'affaire de l'UIMM. A la recherche de plus de 16 millions d'euros prélevés sur la caisse noire de la principale fédération patronale du pays, le juge Roger Le Loire a réuni plusieurs témoignages qui confortent la piste du financement syndical occulte. Mediapart révéle notamment celui de l'ancien directeur général, Dominique de Calan, qui a, pour la première fois, admis que l'UIMM avait remis des enveloppes en liquide aux principaux syndicats universitaires.
Pour la première fois, des témoins brisent le silence qui entoure la "gestion" de la caisse noire de l'UIMM. Des «enveloppes» transportées par un collaborateur de Matignon du temps d'Edith Cresson puis de Pierre Bérégovoy, des parlementaires «achetés» en 1995, des syndicats «arrosés»... Mediapart révèle les nouveaux éléments recueillis par le juge Le Loire, susceptibles de relancer l'enquête sur l'organisation patronale. Lire également les réactions des responsables syndicaux.
Nouveau rebondissement dans l'affaire de caisse noire qui ébranle le patronat français. Au cours de son interrogatoire par le juge Le Loire, mercredi 16 avril, l'ex-président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, a affirmé que l'un de ses illustres prédécesseurs, François Ceyrac, touchait jusqu'à fin 2007 environ 5.000 euros par mois, en espèces. De 1972 à 1981, François Ceyrac fut président du CNPF, l'ancêtre du Medef.
Imed et Moaz Trabelsi, neveux par alliance du chef de l’Etat tunisien, sont sous le coup de mandats d'arrêt internationaux, soupçonnés par un juge d’Ajaccio d’être les commanditaires d’une série de vols de yachts. Révélations sur une affaire d’Etat suivie de très près par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, du fait de ses lourdes implications diplomatiques et... amicales.