Alors qu’ONG et associations taïwanaises se mobilisent en faveur de Hong Kong, Taipei a ouvert en juillet un bureau destiné à aider les Hongkongais voulant immigrer à Taïwan.
La Chine profite de la crise du Covid-19 pour renforcer sa politique d’isolement de Taïwan. Louée pour avoir endigué l’épidémie sur son territoire, l’île n’a pas été invitée à se joindre aux discussions de l’Assemblée mondiale de la santé en mai.
Pour envisager l’évolution des échanges mondiaux après la crise du Covid-19, il peut être judicieux de regarder vers Taïwan. Après 40 ans d’investissement massifs sur le continent chinois, de plus en plus d’entreprises taïwanaises se dirigent ailleurs en Asie ou relocalisent chez elles.
Située aux portes de la Chine, l’île a recouru aux grands moyens pour endiguer l’épidémie avant même qu’elle ne se propage. Exclu de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le pays, relativement épargné, renforce chaque jour ses mesures de prévention.
En pleine urgence internationale, la crise sanitaire exacerbe la guerre de souveraineté entre Pékin et Taipei. Taïwan renouvelle sa demande d’entrer à l’OMS.
« Catastrophe » pour ses opposants, « sauveur » pour ses partisans, le candidat nationaliste Han Kuo-yu suscite controverses et polémiques, multipliant gaffes et saillies sexistes et racistes. Il vante ses origines populaires, rompant avec la tradition élitiste de son parti, le Kuomintang (KMT).
Opposée à toute unification, la présidente Tsai Ing-wen entretient des relations tendues avec Pékin, quand le parti nationaliste plaide pour une détente. Alors que la Chine s’ingère de plus en plus dans la vie politique de l’île, chaque camp accuse l’autre de propager des fausses nouvelles.
Le 11 janvier, les Taïwanais sont appelés aux urnes pour élire leur chef de l’exécutif et renouveler les membres du Parlement. Derrière la candidate et présidente sortante Tsai Ing-wen, environ 200 candidats indépendantistes se présentent au scrutin législatif. Même si certains trouvent la présidente trop modérée.
À Taipei, la 17e édition de la Taïwan Pride a été d’une ampleur exceptionnelle. À l’approche de l’élection présidentielle qui se tiendra le 11 janvier, la communauté LGBT craint qu’une défaite de l’actuelle cheffe de l’État, Tsai Ing-wen, n’hypothèque la loi récente sur le mariage pour les personnes de même sexe.
La mobilisation démocratique dans l’ancienne colonie britannique a surgi dans la campagne de l’élection présidentielle taïwanaise, qui aura lieu en janvier. La présidente sortante Tsai Ing-wen, dont le Parti démocrate progressiste (DPP) soutient l’indépendance de l'île, pourrait en profiter face à son adversaire du parti nationaliste, le Kuomintang, favorable au rapprochement avec Pékin.