Michaël Hajdenberg, né le 18 avril 1978, est journaliste à Mediapart, co-responsable du service Enquête. Auparavant, il a travaillé à Libération et à 20 minutes.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Depuis le 1er juin, la fondation Abbé-Pierre a mis en place une permanence téléphonique qui répond aux appels de familles en difficulté qui craignent de se faire expulser de leur logement. La cellule est submergée d'appels. Et contrairement à ce qu'avait promis Christine Boutin, les expulsions continuent. Selon la fondation Abbé-Pierre, il y aurait eu environ 50.000 ménages «expulsés» en 2007 (photo, manifestation le 17 mars).
L'accord signé le 3 juin par la FNSEA sur le prix du lait ne satisfait pas du tout les agriculteurs. Beaucoup se mobilisent, multipliant les actions coups de poing et les manifestations, comme ce lundi au Luxembourg, en marge d'une rencontre entre ministres européens. Parmi les plus touchés, les jeunes agriculteurs, qui se sont endettés et rencontrent à présent les plus grandes difficultés. Rencontres dans le Nord, près d'Arras.
De multiples signes démontrent que le logement n'est plus – s'il l'a jamais été – le «chantier national prioritaire» que François Fillon appelait un temps de ses vœux. Quant aux sans-abri, nul ne sait pour l'instant qui en sera chargé.
Le projet de loi sur le crédit à la consommation a été examiné au Sénat. Malgré le désastre lié aux crédits «revolving», les centaines de milliers de Français surendettés, le gouvernement a fait preuve d'une grande prudence: il se donne trois ans pour réfléchir à un éventuel «fichier positif», ce répertoire qui obligerait les distributeurs à ne plus accorder de prêts dans n'importe quelles conditions.
La rédaction de TV5 est en colère. Une consigne, appliquée, a conduit TV5 à ne pas diffuser certains reportages touchant aux 20 ans de Tiananmen sur son réseau Asie. Autocensure pour conserver la diffusion de la chaîne en Chine? La direction dément. Mais la société des journalistes attend de plus amples explications.
En plein Paris, autour des gares du Nord et de l'Est, quelques centaines de personnes errent au milieu du flot de voyageurs. Prostitution, notamment de mineurs, toxicomanie, errance de familles roumaines: quatre chercheurs ont mené pendant plusieurs mois une étude ethnographique des lieux que Mediapart dévoile. A la lecture, l'absence de réponse des pouvoirs publics apparaîtrait criante. Plongée dans un monde ignoré.
Que sont-ils devenus? Comment vivent-ils la crise? Mediapart a interrogé les ouvriers, salariés, intérimaires que nous avions croisés il y a six mois au fil de notre route de la crise. Nous avons retrouvé Valéry l'ouvrier des Ardennes en colère (photo), Florence la découpeuse de volailles, Christian l'ouvrier de PSA. Ils racontent leur quotidien de victimes de la crise, la difficulté de retrouver un emploi, les missions d'intérim. Mais aussi l'espoir: Sonia, licenciée de la Camif, est en train de créer son entreprise. Chez Souleiado, à Tarascon (Bouches-du-Rhône), les employés ont retrouvé le sourire après avoir été rachetés. Paroles de témoins ordinaires d'une crise sociale qui continue à sévir, un peu partout en France.
Fabriquer du rosé en mélangeant du vin rouge et du vin blanc: depuis janvier, un projet de règlement européen l'envisage. Les viticulteurs français entrent en fureur. Et pourquoi pas accorder une appellation Bordeaux supérieur aux vins de Timisoara pendant qu'on y est? Face à une telle menace, c'est tout le pays qui lève le coude et Michel Barnier qui est rincé. Un peu tard.
Roland Castro pense son heure arrivée. Le chef de l'Etat a repris nombre de ses idées dans son discours sur le Grand Paris, le 29 avril. L'architecte espère donc transformer la région en profondeur d'ici 2022. De François Mitterrand à Nicolas Sarkozy, en passant par Villiers-le-Bel, le mont Valérien, les grands ensembles et les pavillons: tour d'horizon avec l'architecte d'une région en instance de transformation.
Lundi 1er juin, dans toute la France, le RMI fera place au RSA, un dispositif souhaité et mis en place par Martin Hirsch. Mais le changement se fera sans que l'on puisse affirmer avec certitude que le nouveau système favorise le retour à l'emploi, qui constitue pourtant un de ses objectifs majeurs. Pour connaître le vrai impact du RSA, il faudra donc attendre... Afin d'éclairer le débat, Mediapart vous propose de retrouver tous ses articles sur le sujet.
Le 1er juin, dans toute la France, le RMI fera place au RSA, un dispositif mis en place par Martin Hirsch. Ce changement se fera sans que l'on puisse affirmer que le nouveau système favorise le retour à l'emploi, objectif majeur du RSA. Mediapart a pris connaissance en avant-première des données du rapport final du comité national d'évaluation: il reste extrêmement prudent.
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Les délires de Gérard Darmon, on pouvait en rire. Mais samedi soir, face à Laurent Ruquier, c’est le ministre de la justice Éric Dupond-Moretti qui a multiplié les mensonges sur Mediapart. Sans être contredit.
« Les vacances de Jean-Michel Blanquer à Ibiza... Est-ce que c’est d’importance primordiale ? », demande Laurent Ruquier à Edwy Plenel sur France 2. Comme si la communication catastrophique d'un ministre n'était pas d'intérêt public. Comme si nous préférions que ce soit cette information plutôt qu'une autre de nos révélations qui fasse événement.
Il y a les enquêtes. Et il y a les arrières cuisines. Ce qu’on donne à voir. Et ce qu’on ne raconte que rarement. Comment se conçoit l’information ? C'est l'objet de notre Lettre hebdomadaire du samedi.
Entre un ministre qui pense que des trafiquants de stups gagnent 100 000 euros par jour et des élus s’imaginant trop désirables pour être soupçonnés de viol, on ne sait plus qui récompenser. A vous de décider.
Nous ne parlons jamais des enquêtes que nous ne publions pas. Mais pour une fois, le travail réalisé par « Envoyé spécial » sur Nicolas Hulot nous en donne l’occasion. Combien de fois, depuis quatre ans, avons-nous été interpellés sur les possibles agressions sexuelles de l’ancien ministre ?