La tyrannie du bonheur

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Pour le psychologue Edgar Cabanas et la sociologue Eva Illouz, le bonheur, reformaté par la « psychologie positive », est devenu non plus une promesse désirable, mais un secteur lucratif, un outil de management et un leurre politique, surtout depuis la crise de 2008. Bienvenue en « happycratie »

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Le bonheur n’est pas une idée neuve. La déclaration d’indépendance des États-Unis du 4 juillet 1776 citait déjà, parmi les droits inaliénables de l’homme, « la vie, la liberté et la recherche du bonheur ».