Carlos Liscano: «Écrire, ce n’est pas très sérieux»

Par

Carlos Liscano est considéré comme l'un des écrivains majeurs de la littérature sud américaine. La parution de son dernier texte, Le Lecteur inconstant suivi de Vie du corbeau blanc (Belfond), est l'occasion de rompre avec son image d'écrivain de la prison et de trouver une forme d'abandon «vers une libération totale». Rencontre et entretien.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Carlos Liscano, né à Montevideo (Uruguay) en 1949, est considéré comme l'un des écrivains majeurs de la littérature uruguayenne. En 1972, à 23 ans, il est condamné par le régime militaire et va passer treize années en prison, y connaître la torture, et commencer un «roman mental». L'écriture sauve ce mathématicien de la folie. Libéré, il s'exile en Suède. Depuis 1996, il vit à Montevideo. Son œuvre, longtemps centrée sur l'enfer des geôles de la dictature uruguayenne (Le Fourgon des fous, L'Impunité des bourreaux), travaille les marges et les exils. Nous sommes tous des métèques, des Ulysse, en quête d'une impossible rive (La Route d'Ithaque).