«Carlos» ou la révolution est un dîner de gala

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Olivier Assayas a présenté hors compétition au Festival de Cannes, les cinq heures de sa vie de Carlos tournée pour Canal+. Au-delà du débat sur les rapports entre cinéma et télévision, l'œuvre est l'occasion de faire le point sur un cinéaste surestimé.

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Carlos revolver en main © photo extraite du film Carlos Carlos revolver en main © photo extraite du film Carlos
Il y a plusieurs manières de regarder Carlos, le long film tourné pour Canal + qu'Olivier Assayas a présenté, mercredi 19 mai, hors compétition. J'en ai compté trois – autant qu'il y a de parties dans cette saga.

On peut le regarder comme un téléfilm, pour s'interroger sur la polémique suscitée par la sélection à Cannes d'une œuvre qui n'est pas destinée au cinéma (même si la sortie d'une version courte est prévue).

On peut le regarder comme un film politique doublé d'un biopic.

On peut, enfin, le regarder comme un film d'Olivier Assayas.

D'un côté: ceux qui s'offusquent, on l'a dit, que Cannes montre un filmde télévision. De l'autre: ceux, plus nombreux, qui considèrent que Carlos est une œuvre hors norme. Lisez la presse du jour, c'est du délire. Les Inrockuptibles titrent carrément: «La révolution Carlos - Le coup de force d'Olivier Assayas».

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