En Andorre, contrebande, frontières et « passeries »

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Des cigarettes aux civelles, le massif pyrénéen est un espace de contrebande. Mais surtout de circulation, d’échanges et d’auto-organisation entre les habitants des deux versants. Le tracé définitif de la frontière franco-espagnole, au XIXe siècle, n’a pas altéré cette réalité qui demeure vivace.

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Pas de la Case (Principauté d’Andorre).– C’est une certaine idée du paradis. Ou de l’enfer. Au premier plan, des boutiques aux vitrines saturées d’articles, au second, des pentes montagneuses jalonnées de pylônes reliés par des câbles pendouillants, traces tenaces des « sports d’hiver » industrialisés.