Un certain nombre de choses n’apparaissent pas, ou si peu, dans le biopic de Dalida réalisé par Lisa Azuelos. Les paparazzi aux flashes aveuglants et les foules de fans hurlants, par exemple : le public de la star reste, à de rares exceptions près – un retour donné perdant et finalement triomphal à l’Olympia –, une abstraction. Le machiavélisme des producteurs et le cynisme des marchands, pas davantage, sinon par touches : le premier mari de la chanteuse, Lucien Morisse, n’a d’yeux que pour sa carrière, mais cela n’en fait pas un salaud pour autant. Ou encore, passage pourtant obligé en général, la transition de la pauvreté à la fortune marquée par le spectacle des manteaux de fourrure, des grosses cylindrées et des demeures de rêve, si possible meublées avec le plus outrancier des mauvais goûts.