« Aimer et connaître », « aimer et comprendre », ces verbes que Pier Paolo Pasolini a indissolublement liés dans un de ses plus beaux poèmes (Les Pleurs de l’excavatrice, 1956) ne sont pas qu’une leçon de vie, ils sont une leçon pour la vie : « Ce n’est qu’aimer, et que connaître, / qui compte, non d’avoir aimé, / ni d’avoir connu. » En ce sens, ils sont aussi une leçon pour le poème car dès lors que la voix lyrique (élégiaque, ici) est empreinte des préoccupations d’un sujet au regard de la réalité du monde, de cette expérience unique, qui est une expérience de vie, la narration peut être faite par le poème.
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