«De rouille et d'os» : Craig Davidson «tire son chapeau» à Jacques Audiard

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Jacques Audiard a créé la sensation à Cannes avec De rouille et d'os, adapté d'un recueil de nouvelles de Craig Davidson. Nous avons demandé à l'écrivain ce qu'il pensait du film. Il évoque pour Mediapart sa rencontre avec Audiard, le lovely chapeau du réalisateur et, plus sérieusement, la liberté dans l'adaptation cinématographique.

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L’adaptation d’Un goût de rouille et d’os par Jacques Audiard avait de quoi surprendre les lecteurs de Craig Davidson, jeune écrivain canadien né en 1976 : comment rendre le style acéré, violent et si dense de ses textes, comment faire de huit nouvelles un seul film, quand bien même celles-ci se croisent, tissent des liens, font revenir certains personnages de l’une à l’autre ? Lorsque Bret Easton Ellis salua la publication américaine de Rust and Bones, il vit d’ailleurs dans ces « formidables nouvelles, les meilleures que j’aie lues depuis bien longtemps », « matière à une douzaine de romans ». Et non à un seul film, fût-il réalisé par Jacques Audiard.