En route vers «La Belle Amour humaine»

Par
Critique, écrivain engagé, Lyonel Trouillot est bien trop imprégné de l'île qui l'a vu naître pour prendre le large très longtemps de Port-au-Prince. S'il se décide à quitter sa «capitale», c'est comme Thomas, le protagoniste principal de son récent roman, La Belle Amour humaine, pour servir de guide à un voyage intérieur dans son propre pays, en encourageant ses lecteurs à en explorer le sens réconfortant de la destinée collective.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

A la façon d'un exorcisme appliqué à la terrible réalité de l'île, on l'a dit et redit, l'art haïtien ne cesse, depuis maintenant plus d'un demi-siècle, d'éblouir par ses capacités de renouvellement, de ressourcement. C'est cette singulière marque de créativité que le récent roman de Lyonel Trouillot, La Belle Amour humaine, saisit sur le vif, comme un peintre travaille sur le motif, c'est-à-dire avec des sujets vivants.