Edith Thomas (3/3). L’«honnêteté puritaine» d’une authentique résistante

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Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le milieu littéraire français se déchire sur la responsabilité de l’écrivain durant l’Occupation. Jean Paulhan publie Lettre aux directeurs de conscience de la Résistance. Édith Thomas, cheville ouvrière du Comité national des écrivains, lui répond discrètement, en commençant l’écriture de ses mémoires, celle d’une femme intègre, perspicace et courageuse.

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Durant ses vacances de l'été 1952, Édith Thomas entreprend de rédiger ses mémoires. Drôle d'idée chez une femme de 43 ans, qui ne cherche de surcroît pas à publier ce texte. Il ne le sera qu'un quart de siècle après son décès (Le Témoin compromis, Viviane Hamy, 1995). Que se passe-t-il en elle pour qu'elle entreprenne de tirer le bilan de sa vie ? « À quarante ans, il me semble que l’on peut faire le point et entrevoir en pointillé la ligne qui doit suivre. Et c’est peut-être aussi le but, indistinct encore, de cette tentative », écrit-elle.