Des bébés pour toutes

Les états généraux de la bioéthique lancés le 18 janvier 2018 vont débattre jusqu’en juillet de l’ouverture à toutes les femmes de la procréation médicalement assistée (PMA), aujourd’hui réservée en France aux couples hétérosexuels infertiles. Mediapart publie une série de six témoignages de femmes homosexuelles qui ont eu recours à l’AMP à l’étranger. 

Hélène et Charlotte: «Ils sont en retard, nous on avance et on fait notre famille»

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Charlotte et Hélène, peu avant la naissance de leur deuxième fille, en octobre 2017. © LF Charlotte et Hélène, peu avant la naissance de leur deuxième fille, en octobre 2017. © LF

Hélène, 39 ans, et Charlotte, 41 ans, ont eu deux petites filles nées à Marseille grâce à une insémination artisanale. L’un des donneurs de sperme est un ami, militant syndical. L’autre, un inconnu rencontré grâce à une amie catholique. Tous deux ont déjà une famille et ont effectué ce choix avec leur compagne.

Marie et Caroline: «On nous a dit que ce que souhaite un enfant, c’est un papa et une maman»

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Marie et Caroline se sont tournées vers l’adoption, après plusieurs échecs d’insémination artificielle et de fécondation in vitro en Belgique.

Elodie et Amélie: «Je vais devoir adopter mon propre enfant»

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Élodie, doctorante en sociologie, et Amélie, salariée d’une ONG française, attendent un bébé conçu par insémination artificielle en Belgique. C’est Amélie qui porte l’enfant et Élodie devra l’adopter pour voir reconnue sa parentalité, ce qu’elles trouvent « très bizarre ».

Christel: «Je suis privée de mes filles»

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Christel, séparée de sa compagne, ne peut plus voir leurs filles, âgées de 3 ans et demi, nées à la suite d’un transfert d’embryons effectué en Espagne. En France, seule la mère qui a porté l’enfant figure sur l’acte de naissance.

Julie et Solène: «Il faut reposer la question de l’anonymat des dons de gamètes»

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Julie, 37 ans, et Solène, 40 ans, ont deux enfants, âgés de 4 ans et de 10 mois, nés par PMA au Danemark. Elles ont choisi ce pays car il permettra à leurs enfants de connaître l’identité du donneur à leur majorité.

Albane et Elise: «Une crainte permanente du regard social sur notre fils»

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Libraires à Lyon, Albane et Élise ont un garçon de trois ans et demi, né à la suite d’une insémination artificielle au Danemark. Depuis son entrée à l’école maternelle, elles redoutent les remarques homophobes.