Les «Rafale Papers»

L’Agence française anticorruption (AFA) a découvert qu’en marge du contrat à 7,8 milliards des Rafale vendus en 2016 par la France à l’Inde, Dassault a engagé 1 million d’euros en faveur d’un intermédiaire poursuivi pour blanchiment. Mais l’AFA a enterré le dossier. Une enquête de Mediapart sur une affaire d’États qui met aussi en cause la justice et les autorités politiques.

«Rafale Papers»: une affaire d’Etats enterrée

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Prakash Singh. AFP © Prakash Singh / AFP Prakash Singh. AFP © Prakash Singh / AFP

L’Agence française anticorruption (AFA) a découvert qu’en marge du contrat à 7,8 milliards des Rafale vendus en 2016 par la France à l’Inde, Dassault a engagé 1 million d’euros en faveur d’un intermédiaire poursuivi pour blanchiment. Mais l’AFA a enterré le dossier. Premier volet de l’enquête de Mediapart.

«Rafale Papers»: Macron, Hollande et une justice anticorruption aveugle

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 © Julien Mattia / NurPhoto via AFP © Julien Mattia / NurPhoto via AFP

L’ex-patronne du Parquet national financier, Éliane Houlette, a classé l’affaire de la vente des Rafale à l’Inde contre l’avis d’un de ses adjoints chargé du dossier. Les noms des deux derniers présidents apparaissent dans le dossier. Il fallait « préserver les intérêts de la France », a justifié la magistrate.

« Rafale Papers » : les documents qui font trembler l’Inde et la France

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Après que Dassault et Thales ont versé des millions de commissions occultes à un intermédiaire poursuivi pour blanchiment, les industriels ont obtenu que les clauses anticorruption soient retirées des annexes à l’accord sur les Rafale signé en septembre 2016 par Jean-Yves Le Drian.