Le nouveau code du travail est-il un monstre ou une cathédrale?

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Il devait être plus simple, plus logique, plus pratique. Mais après une gigantesque refonte qui a duré plus de deux ans, le nouveau code du travail qui entre en vigueur ce jeudi 1er mai s'avère tout aussi monumental... et complexe. Chamboulé de fond en comble, comptant 3000 pages et près de 4000 articles, il risque de devenir un casse-tête pour les juges et les avocats. Sans parler du salarié lambda, que le nouveau code n'aidera pas vraiment à se repérer.

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Christophe Radé aime bien les métaphores. «L’ancien code du travail, c’était un jardin à l’anglaise. Le nouveau, c’est un jardin à la française.» Il sait aussi être prudent : «Quand on passera le râteau, il est possible qu’on trouve quelques cailloux». Mercredi 30 avril, dans un grand hôtel parisien, ce professeur de droit bordelais présente son grand œuvre : le nouveau code du travail qui entre en vigueur ce jeudi 1er mai, simple hasard du calendrier, assure-t-il.