Les sociétés d’autoroutes favorisent… leurs filiales

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Les grandes sociétés concessionnaires des autoroutes françaises ont tendance à faire travailler en priorité leurs filiales, en dépit des règles de la concurrence, comme le relève un rapport.

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Il y a du mieux depuis la privatisation en 2006, note l'Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) dans un rapport qui décortique les pratiques des sociétés d'autoroutes en matière d'appels d'offres pour leurs travaux, et dont le JDD s'est procuré une copie. Mais les concessionnaires tels que Vinci, Bouygues ou Eiffage continuent à avoir une fâcheuse tendance à « attribuer leurs marchés, de façon quasi systématique, à l'offre la moins-disante et pour les travaux d'entretien de chaussées, majoritairement à leurs sociétés liées », relève l'autorité de régulation, qui pointe le risque d'entente sur les prix. En dépit des règles du marché.