SeaFrance: «On a appris à se méfier des annonces des politiques»

Par
La proposition de Sarkozy de gonfler les indemnités de licenciement des salariés pour les aider à financer leur projet de Scop a pris tout le monde de revers, jusqu'aux ministres. Mais le syndicat à l'origine du projet attend maintenant des «actes».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«Incroyable», «hallucinant», «spectaculaire», «bizarre»... A Calais, on ne sait plus quel adjectif employer pour qualifier le dernier rebondissement du feuilleton «SeaFrance»: le revirement soudain, lundi 2 janvier, du président Nicolas Sarkozy. A la surprise générale, il est venu contredire la position officielle jusque-là affichée par ses ministres et redonner un peu d'espoir aux salariés qui avaient posté, de désespoir, la nuit du nouvel an sur Youtube une parodie d'un vieux tube de Sardou: «Ne m'appelez plus jamais SeaFrance/La France, elle me laisse tomber/Ne m'appelez plus jamais SeaFrance/La France, elle m'a abandonnée» :