Relocalisations, un gadget industriel?

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Nouveau show présidentiel, jeudi 4 mars. A Marignane, Nicolas Sarkozy a endossé son costume de sauveur de l'industrie. Parmi les mesures annoncées,une enveloppe de 200 millions d'avances remboursables pour lesentreprises qui veulent «relocaliser». «Du marketing politique», jugent les économistes.

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Une «bulle médiatique»? Sur son blog, l'économiste Olivier Bouba-Olga, spécialiste des stratégies territoriales des entreprises, s'amuse du buzz médiatique autour des relocalisations, qu'il mesure au nombre de coups de fil de journalistes sur le sujet. Avec les états généraux de l'industrie, lancés par l'Elysée, le phénomène est revenu sur le devant la scène. Ce jeudi, à Marignane (Bouches-du-Rhône), lors d'un déplacement du chef de l'Etat destiné à clore ces états généraux, le principe d'une “prime à la relocalisation” a été confirmé. En pratique, il s'agira d'une enveloppe de 200 millions d'euros, partagée entre les entreprises de moins de 5.000 salariés qui ramèneraient leur activité en France. Elle servirait à financer des avances remboursables sur trois ans, à la condition qu'au moins 5 millions d'euros soient investis et 25 emplois créés.