« Je suis ruiné. Rui-né. Ruiné de chez ruiné. Plus rien. Tout va y passer. Tout » : c’est en ces termes que Bernard Tapie, effondré, avait accueilli, à la faveur d’un entretien au Monde, l’arrêt de la cour d’appel de Paris, rendu le 3 décembre 2015, le condamnant à restituer les 404 millions d’euros indûment perçus à l’issue du célèbre arbitrage frauduleux. Et il ajoutait ces propos à faire pleurer dans les chaumières : « Oui, je suis K.O., je suis très malheureux car la maison que j’ai achetée il y a vingt-huit ans, on va me la vendre aux enchères. Je suis malheureux de voir qu’ils veulent me demander l’argent que je n’ai pas reçu, je suis malheureux de dire à ma femme, je suis désolé mais on va être à la rue, car ils veulent nous prendre tout ce qu’on a… Et ce n’est pas du cinéma. »