Formation professionnelle: l’exécutif choisit la rupture

Accusée de créer une gabegie, la formation professionnelle n’est pas le sujet qui fera descendre les salariés dans la rue. Et pourtant. En mettant l’État au cœur de sa gouvernance, tout en libéralisant le secteur, le gouvernement mène à bas bruit une révolution.

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Si vos boîtes mails sont déjà encombrées d’offres alléchantes pour vous former à l’anglais en deux semaines, apprendre à coder en quatre ou « booster » vos qualités de management en « e-learning », ne perdez pas patience trop vite : cela va empirer. Le projet de loi présenté ce vendredi 6 avril par la ministre du travail entérine la monétisation du compte personnel de formation (CPF), que peut ouvrir chaque actif doté d’un numéro de Sécurité sociale. Le gouvernement prend le parti de complètement libéraliser le secteur, mettant ainsi face à face, sans intermédiaire, les organismes de formation et les salariés ou demandeurs d’emploi, qui peuvent leur acheter des prestations.

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