Jacques Rueff, une voix libérale dans le désert étatiste français

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Libéral affiché au cœur de l'État français, Jacques Rueff était tout sauf un économiste en chambre. Lecture d'une biographie longtemps attendue, à travers le prisme d'une actualité économique et monétaire dont les dérives redonnent crédit à son œuvre théorique et pratique.

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Dans cet âge où les banques centrales, censées être les gardiennes de la monnaie, sont entre les mains de faux monnayeurs dévoués, en violation de leur mandat, au service d’États banqueroutiers, on peut difficilement imaginer ouvrage plus éclairant que la biographie que Gérard Minart vient de consacrer à Jacques Rueff. Avec en sous-titre « Un libéral français », pratiquement un oxymore. Au demeurant, l’auteur est allé chercher son préfacier outre-Rhin, en la personne de Wolfgang Schaüble, le ministre des finances d’Angela Merkel. Un prêté pour un rendu, puisque Jacques Rueff avait été sollicité par Ludwig Erard, le père du « miracle allemand » et de l’économie sociale de marché, pour la préface de l’édition française de son livre, La Prospérité pour tous.