Hervé Falciani : « Le message de la justice espagnole à HSBC est clair »

Par

L'ancien informaticien de la banque HSBC Genève à l'origine de la révélation du plus gros fichier de fraudeurs fiscaux, est libre : la justice espagnole a rejeté son extradition vers la Suisse, soulignant qu'il a permis « la révélation de situations criminelles dissimulées ou permises par l’établissement financier lui-même ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

D’une pierre deux coups. La plus haute juridiction espagnole a non seulement refusé d’extrader Hervé Falciani vers la Suisse, mais en plus, dans sa décision, que Mediapart publie intégralement (sous l’onglet Prolonger), les juges de l’Audience nationale livrent une très lourde charge contre la banque HSBC Genève. En reprenant ainsi point pour point l’argumentaire déroulé par la procureur Dolores Delgado lors de l’audience d’extradition le 15 avril dernier. Déjà très offensive, elle n’avait pas hésité à rappeler que « la HSBC est elle-même un paradis fiscal », comme le souligne notre partenaire Infolibre. Pour l’ancien informaticien de la HSBC, à l’origine de la révélation, en 2009, du plus gros fichier de fraudeurs fiscaux jamais découvert et qui n’a de cesse de dénoncer les pratiques mafieuses de la banque, cette décision, en ces termes, est plus qu’inespérée.