Aéroports de Paris, la société qui plombe Air France

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Depuis 2005, l’État a accordé un contrat sur mesure à Aéroports de Paris. Tout y est calculé au détriment des compagnies aériennes et en premier lieu d’Air France, qui paie à elle seule près de la moitié des redevances. L’État n’envisage pas de revenir sur ces avantages pour aider la compagnie. Il a la privatisation d'ADP en ligne de mire.

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Passés les coups de menton pour dénoncer les « salariés voyous » et promettre des sanctions exemplaires contre les auteurs de « violences inqualifiables » survenues lors du comité d’entreprise du 5 octobre, le gouvernement a choisi de refermer très vite le dossier social d’Air France. Les 2 900 suppressions d’emplois annoncées, la remise en cause des acquis sociaux, les fermetures de lignes long-courrier… tout relève, selon lui, de la responsabilité de la direction de la compagnie aérienne – que le premier ministre a assurée de tout son soutien. Pour le reste, le gouvernement semble considérer comme acquis qu’il n’a rien à dire, rien à faire. Comme si tout cela ne le concernait pas, n’était pas de son ressort, même s’il est encore actionnaire à hauteur de 17 % de la compagnie aérienne.