Paradis fiscaux: la Tunisie, preuve de l’absurdité de la «liste noire» de l’UE

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La Tunisie a été placée sur la liste des juridictions non coopératives par l’Union européenne le 5 décembre. Le fruit d’une procédure biaisée, floue et politisée qui montre la faiblesse fondamentale – et l’inefficacité concrète – de cette liste. 

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C’était l’une des grandes surprises de la liste des « juridictions non coopératives pour les sujets fiscaux », publiée par le conseil des ministres des finances de l’UE le 5 décembre dernier. La Tunisie figure avec 16 autres territoires dans cette liste qui, on le sait, omet quelques-uns des grands paradis fiscaux de la planète comme Jersey, les îles Caïmans ou Singapour. Avec la Corée du Sud, la Namibie ou la Mongolie, ce pays du Maghreb, qui peine encore à se reconstruire politiquement et économiquement après la révolution de 2011, semble assez peu à sa place en compagnie de certains « suspects habituels » de la piraterie fiscale comme le Panama, la Barbade, les Samoa ou Trinité-et-Tobago…