L’alibi chinois de la filière nucléaire française

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Le voyage d’Emmanuel Macron en Chine a été l’occasion de célébrer à nouveau la coopération franco-chinoise dans le nucléaire : un protocole a été signé avec Framatome (ex-Areva) en vue de la construction d’une usine de retraitement de combustibles. Mais à quel prix ? Dans quelles conditions ? Depuis des années, la Chine est l’alibi de la filière nucléaire française pour cacher ses errements.

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Cela fait partie de la tradition diplomatique entre la France et la Chine. Pas un grand voyage officiel d’un représentant important chinois en France ou d’un responsable politique français en Chine ne se termine sans qu’un accord sur le développement de la coopération nucléaire entre les deux pays ne soit signé. Le voyage d’État d’Emmanuel Macron à Pékin a respecté l’usage. Mardi 9 janvier, Areva a signé un « protocole d’accord commercial » avec l’électricien chinois CNNC pour la construction d’une usine de retraitement de combustibles nucléaires, sous l’égide des présidents chinois et français.