Admettons ! Aussi grave soit-elle, l’affaire de CIFG, que nous avons relatée hier, ne permet pas de jeter la pierre aux Caisses d’épargne, de leur reprocher d’avoir oublié leurs missions essentielles et d’avoir été saisies d’une fièvre dangereuse, celle de « l’argent fou », comme on disait à la fin des années 1980. Ou alors, si ce procès doit être instruit, il faut appeler à la barre toutes les banques françaises, qui ont été prises dans la crise américaine des « subprimes ».