Au tribunal, Uber illustre son rapport particulier à la loi

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Jeudi et vendredi, les dirigeants français de la célèbre application répondaient du lancement d'UberPop, le service de chauffeurs amateurs, actif de février 2014 à juillet 2015. Pas moins de 42 parties civiles se sont déclarées. Le parquet réclame un million d'euros d'amende pour l'entreprise, laquelle estime toujours qu'UberPop n'était peut-être pas illégal.

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Trois fois, quatre fois, il a répété les mêmes mots. Trois fois, quatre fois, Zac de Kievit, directeur juridique d’Uber pour l’Europe, a maintenu sa position face aux questions insistantes du tribunal et de la procureure. L’homme avait été dépêché depuis Amsterdam, où se trouve le siège européen de la société, pour représenter Uber France. L’entreprise était poursuivie, aux côtés de ses deux directeurs généraux successifs, Pierre-Dimitri Gore-Coty (désormais directeur des opérations pour l’Europe) et Thibaud Simphal, lors du procès visant UberPop au tribunal de grande instance de Paris, les 11 et 12 février.