Les Caisses d'épargne veulent mettre la main sur un trésor de 2 milliards d'euros

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Les Caisses d'épargne s'enfoncent dans une crise à rebondissements. Crise financière d'abord: après une cascade d'autres difficultés ces derniers mois, la direction veut que les 2 milliards d'euros de biens immobiliers détenus par les caisses régionales de l'établissement soient apportés à une filiale de la caisse nationale. Crise sociale ensuite: le plan de suppressions d'emplois portera non pas sur 4.000 mais 4.500 postes. Lire également: Mediapart embarrasse la direction des Caisses d'épargne.
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Les Caisses d'épargne s'enfoncent dans une crise à rebondissements. Ces derniers mois, de nombreux indices l'avaient déjà laissé transparaître, comme s'en était fait l'écho une longue enquête en sept épisodes, publiée fin janvier début février sur le pré-site de Mediapart (lire sous l'onglet Prolonger).

 

Effondrement en Bourse de Natixis, la filiale commune de la Caisse nationale des caisses d'épargne (CNCE) et des Banques populaires, du fait notamment de son exposition à la crise américaine des subprime, via une structure dénommée CIFG ; effondrement en Bourse de Nexity, le promoteur immobilier racheté par la CNCE juste avant que le marché ne se retourne : l'Ecureuil n'a cessé d'être pris dans les turbulences.

 

Sans parler de la plus spectaculaire d'entre elles : la remise en cause du monopole de la distribution du Livret A dont profitaient jusqu'à présent les Caisses d'épargne (ainsi que La Poste et le Crédit mutuel) et qui va prendre fin le 1er janvier 2009, en application d'une réforme qui figure dans le projet de loi dit de « modernisation de l'économie ».

 

Ces turbulences ne sont pas finies que d'autres se profilent. Des turbulences financières d'abord : la CNCE prépare une gigantesque opération qui devrait lui permettre de « siphonner » près de 2 milliards d'euros de patrimoine immobilier détenu par les Caisses régionales. Des turbulences sociales ensuite : prenant prétexte de la « banalisation » du Livret A, la direction du groupe Caisses d'épargne a décidé de durcir le plan social dont Mediapart s'était déjà fait l'écho en début d'année et de porter le nombre des suppressions d'emplois de 4.000 initialement prévu à 4.500.

 

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