Acadomia, Astek, Xefi: ces entreprises accusées de tricher avec le chômage partiel

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Sollicitations de leurs supérieurs, télétravail pas même modifié par rapport à la normale, nécessité d’être joignables à tout moment : des salariés décrivent la manière dont ils ont continué à assurer leur mission, alors qu’ils étaient censés être en arrêt.

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«Vous pouvez encore déclarer que c’était une erreur et que vous vous êtes trompés. Mais, dans quelques semaines, les sanctions vont tomber. » Ce « petit message » adressé lundi 8 juin par la ministre du travail aux entreprises ayant déclaré des salariés en chômage partiel durant le confinement a sans doute été reçu cinq sur cinq par certains employeurs. « Quand on fraude au chômage partiel, c’est du travail illégal, donc ce sont de lourdes sanctions administratives, financières et pénales », a insisté Muriel Pénicaud. En théorie, les fraudeurs risquent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, et peuvent se voir demander le remboursement des aides, et ne plus en recevoir pendant cinq ans.