Mais où est passée la trompette de Bordeaux ? Une matinée de juillet 2012, Pierre Vicogne glisse délicatement trois trompettes à 2 500 euros pièce dans leurs étuis. Puis les emballe dans un colis direction la musique des forces aériennes de Bordeaux. Pierre Vicogne est commerçant à Lille. Sa société « Cuivres et Bois » fournit l'armée française et ses orchestres en instruments de musique. Un mois plus tard, en août 2012, le magasinier de la base aérienne Bordeaux-Mérignac appelle le Lillois furieux : seules deux trompettes figurent dans les trois étuis envoyés. L’armée ne paiera pas l’ensemble du colis.