EDF paie l'addition de sa folie internationale

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La chute est impressionnante, mais elle était prévisible. En un an, le bénéfice du groupe public a baissé de 73% pour tomber à 1 milliard d'euros. Des provisions exceptionnelles ont dû être passées sur les acquisitions internationales d'EDF. Le gouvernement projette d'affaiblir encore un peu plus le service public avec la loi Nome.

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Au moment de son départ de la présidence d'EDF, Pierre Gadonneix se félicitait que le groupe public réalise plus de la moitié de son chiffre d'affaires à l'international. L'électricien, grâce aux acquisitions successives qu'il avait menées, était devenu un géant mondial. Aujourd'hui, la réalité de cette stratégie se dévoile. C'est l'activité en France qui finance cette folle expansion internationale. Et l'étranger qui est en train de plomber les comptes du groupe public. Mardi, EDF a annoncé une baisse de 73,9% de son résultat net, tombé à 1 milliard d'euros à peine. Une chute impressionnante, mais malheureusement prévisible de longue date.