OMC: ce qui va se négocier à Genève

Par
Une fois encore, les principaux acteurs du cycle de Doha se sont donné rendez-vous en juillet au siège de l'OMC, sur les rives du lac Léman, pour une «réunion de la dernière chance» pour des négociations commerciales multilatérales lancées en novembre 2001. Les négociateurs ont présenté le 10 juillet deux textes sur l'agriculture et les tarifs industriels qui offrent à la trentaine de ministres réunis à Genève à partir du 21 juillet une bonne visibilité sur les choix politiques qu'ils doivent assumer. Un échec condamnerait le cycle, peut-être définitivement.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Ancien siège du Bureau international du travail inauguré en 1926, le centre William-Rappard est aussi désuet que le fonctionnement de l'Organisation mondiale du commerce qu'il héberge aujourd'hui. La situation idéale, sur une vaste pelouse bordant la rive genevoise du lac Léman, les fresques (dont celle du peintre français Maurice Denis) et les panneaux d'azulejos portugais illustrant «la peine des hommes», ne peuvent faire oublier la climatisation défaillante, voire inexistante dans certaines parties du bâtiment : si la chaleur estivale s'en mêle, il n'y a pas que les esprits des ministres du commerce et de l'agriculture qui vont s'échauffer à partir du 21 juillet.