Belfort, une ville sonnée derrière les «Alsthommes»

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Face à la fermeture annoncée d’Alstom, salariés, syndicats et responsables politiques entendent répondre d’une seule voix. Reportage à Belfort.

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De notre envoyé spécial à Belfort. - Tout à coup, dans l’ambiance policée et un rien solennelle, une voix s’élève. Un cri, plutôt. « On n’y croit plus, aux politiques ! Laissez parler les syndicats ! » En plein milieu du conseil municipal extraordinaire, qui réunit ce mercredi 14 septembre à Belfort tous les élus locaux et les responsables syndicaux d’Alstom, un membre du public s’impatiente. Il en a assez d’écouter les responsables politiques prendre la parole tour à tour pour critiquer l’annonce, faite une semaine plus tôt, de la fermeture de l’usine Alstom de Belfort. Un « transfert » de ses activités de production, et d’environ 400 emplois sur les 480 qu’abrite le site, est programmé vers le site de Reichshoffen (Bas-Rhin) pour 2018.