Dans leur usine sarthoise, des ouvriers licenciés continuent d’espérer «pour ne pas mourir comme des chiens»

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A Bessé-sur-Braye, dans la Sarthe, les salariés licenciés de la papeterie géante d’Arjowiggins n’ont pas abandonné leur usine. Ils maintiennent les machines en veille, dans l’espoir d’un sursaut de l’État.

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Bessé-sur-Braye (Sarthe), de notre envoyé spécial.– Deux mannequins pendus, des croix blanches alignées de chaque côté de la chaussée, un « patron = meurtrier » peint en lettres rouges sur les murs extérieurs : rien n’a bougé aux abords de l’usine de papier Arjowiggins de Bessé-sur-Braye (Sarthe), depuis l’annonce de sa liquidation judiciaire le 29 mars dernier. Un décor lugubre qui a manifestement dissuadé Jacqueline Gourault, la ministre de la cohésion des territoires, de s’en approcher. Lors d’une récente visite de soutien à l’industrie sarthoise, elle évita cette papeterie bicentenaire pour qui le glas avait sonné.