Le «cri d’alerte» de La Souterraine contre la fermeture de son usine

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Les 283 salariés de l’usine GM&S, dans la Creuse, risquent de perdre leur emploi mais ne sont pas seuls. La journée d’action organisée mardi pour défendre ce sous-traitant automobile a largement mobilisé, jusqu'à Jean-Luc Mélenchon. Le tribunal de commerce se prononcera le 23 mai.

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La Souterraine (Creuse), envoyé spécial.– Debout sous le soleil radieux, en haut des marches de l’hôtel de ville de La Souterraine, ils lèvent les bras, serrés les uns contre les autres, dans leurs tee-shirts bleus frappés du logo GM&S Industry. Ils chantent : « Tous ensemble, tous ensemble ! » Un frisson collectif les traverse. Face à la centaine de salariés rassemblés sur le perron de la mairie, au moins 1 500 personnes – militants syndicaux, familles des salariés, élus locaux, habitants de la Creuse et des environs – les applaudissent avec chaleur. Joli coup, dans une ville de même pas 6 000 habitants. Ils ont réussi leur pari : faire de ce mardi 16 mai le point culminant d’une lutte de cinq mois, démarrée lorsque leur entreprise a été placée en redressement judiciaire, le 2 décembre. Depuis, ils attendent un repreneur potentiel. 283 emplois sont en jeu.