EDF risque la surchauffe financière

Par
Pierre Gadonneix, le président d'EDF, est parti à la conquête du monde, chéquier ouvert. A quelques mois d'intervalles, l'électricien public vient de dépenser près de vingt milliards d'euros pour racheter une entreprise nucléaire en Grande-Bretagne et des actifs nucléaires aux Etats-Unis. Ces opérations sont justifiées au nom du développement du nucléaire français. Mais EDF a-t-il les moyens de soutenir une expansion internationale, la construction de plusieurs EPR dans le monde, et les investissements nécessaires en France? Ses comptes affichent une nette dégradation.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Longtemps accusé de pusillanimité, Pierre Gadonneix se rattrape dans les derniers mois de son mandat. Le président d'EDF est parti à la conquête du monde, chéquier ouvert. Après avoir réalisé en septembre la calamiteuse acquisition de British Energy en Grande-Bretagne pour 15 milliards d'euros, il est en passe de dépenser près de 5 milliards de dollars de plus pour reprendre une partie des actifs nucléaires de Constellation Energy.