La taxe sur les transactions financières traîne

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Pour faire passer la pilule du nouveau traité européen, le gouvernement assure qu'il fera voter, en même temps, la fameuse taxe sur les transactions financières. Problème : les pays hésitent encore et Bruxelles attend toujours qu'on veuille bien lui transmettre le dossier.

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De notre envoyé spécial à Bruxelles

Pour faire passer la pilule du nouveau traité européen (TSCG), le gouvernement de Jean-Marc Ayrault entonne toujours la même rengaine : qu'on se rassure, les députés se prononceront aussi, début octobre, sur la Taxe sur les transactions financières. Cette taxe, vieux serpent de mer des négociations européennes, est l'un des piliers du fameux « pacte de croissance » cher au président Hollande, censé muscler la relance sur le continent.  

Lors de sa conférence de presse du 19 septembre, le premier ministre, résolument optimiste, a ainsi assuré que le dernier Conseil européen, en juin, avait décidé de la « mise en place » de cet outil, qui pourrait dégager, appliqué aux 27 Etats de l'Union, quelque 50 milliards d'euros par an.

Mieux encore : à en croire Karine Berger, députée socialiste spécialiste des questions économiques, dont les propos, lors des journées parlementaires de Dijon, sont rapportés par le site Euractiv, « l'accord sur la taxe sur les transactions financières est signé », précisant tout de même que des « détails techniques restent à régler ». L'Elysée, comme Matignon, continuent d'affirmer que la taxe entrera en vigueur début 2013.