« Il faudrait un miracle pour obtenir un accord aujourd’hui », prévenait le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, avant la réunion des ministres des finances de la zone euro, ce lundi 20 février, sur la crise grecque. Et le « miracle » a eu lieu. En quelques heures, les responsables de l’Eurogroupe ont trouvé un accord sur la Grèce. Ou plus exactement, le gouvernement d’Alexis Tsipras a accepté ce qu’il présentait comme inacceptable auparavant : à savoir de voter, comme le demandait le FMI, des mesures législatives préventives, portant notamment sur la réduction des retraites et une augmentation des impôts. Elles seraient mises en œuvre automatiquement si le gouvernement grec ne respecte pas ses engagements de réaliser des excédents budgétaires – avant paiement de la dette – de 3,5 % pendant au moins dix ans.