L’Eurogroupe face à la Grèce: la fuite en avant continue

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Les ministres des finances de la zone euro se sont réunis lundi 20 mars à Bruxelles. La promesse de l’été 2015 de restructurer la dette grecque semble enterrée. L’Eurogroupe préfère s’en tenir aux vieilles recettes : mesures d’austérité en échange de nouvelles lignes de prêt.

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L’Eurogroupe marche-t-il sur la tête ? Réunis à Bruxelles ce lundi 10 mars, les ministres des finances de la zone euro continuent de préconiser pour Athènes ce qui a échoué depuis plus de sept ans : une stricte politique d’austérité budgétaire, en échange de nouveaux prêts. Plutôt que de s’atteler, comme promis à l’issue du bras de fer avec Athènes de l’été 2015, à la restructuration de la dette publique grecque – dont tous les économistes s’accordent à dire qu’elle a atteint depuis longtemps un niveau insoutenable –, ils ont en effet demandé à Athènes de nouvelles mesures de contraction budgétaire avant de procéder au versement attendu de la deuxième tranche de l’ensemble des prêts décidés en août 2015 (86 milliards en tout, dont seul un tiers a été versé), bloquée depuis plus d’un an.