En Allemagne, un héritage nucléaire dont personne ne veut

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Le nucléaire allemand n’est pas encore mort que déjà son enterrement se prépare et que ses exploitants se battent pour éviter de supporter une succession qui va coûter des milliards. Comment financer le démantèlement des centrales ? Et où enfouir « définitivement » les déchets radioactifs ? À Berlin, le débat sur l’héritage nucléaire est relancé. 

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Berlin, correspondance. Les grands dirigeants syndicaux du monde de l’énergie affichent des mines sombres et solennelles. En ce 18 juin 2014, ils sont venus à Berlin pour lancer un avertissement au monde politique. Le patron du grand syndicat de la chimie, des mines et de l’énergie (IG BCE), Michel Vassiliadis, se présente à la presse en compagnie des présidents de comités d’entreprise des grands producteurs d’énergie allemands, tout à la fois exploitants nucléaires et producteurs d’électricité au charbon : « Le secteur de l’énergie se trouve aujourd’hui dans une situation critique », annonce-t-il.