La privatisation de postes clefs de la République

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L’accession d’Éric Lombard à la tête de la Caisse des dépôts, après celle de François Villeroy de Galhau à la Banque de France ou de Catherine Guillouard à la RATP, en dit long sur l’évolution de la haute fonction publique : il faut avoir fait carrière dans la finance pour décrocher les postes prestigieux au sommet de l’État.

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C’est peu dire que le choix fait par Emmanuel Macron de proposer au Parlement la nomination d’Éric Lombard au poste de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, l’un des plus prestigieux de la République, soulève d’innombrables questions : sur l’avenir, encore incertain, de cette puissante institution financière ; sur les réformes dont elle pourrait faire l’objet, et qui pourraient menacer jusqu’à son existence au travers d’une privatisation rampante ; sur la feuille de route que suivra le nouveau patron de l’établissement public.