La confédération des petits patrons a licencié massivement et brutalement

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Selon les décomptes de Mediapart, la structure francilienne de l'organisation patronale représentant les petites entreprises a compté, entre 2015 et 2018, huit licenciements et cinq départs, pour une équipe d'une quinzaine de personnes. La plupart des employés renvoyés ont attaqué aux prud'hommes.

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Le 30 mars 2016, Jean-Michel Pottier, le vice-président de la CGPME, se livrait devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale à un plaidoyer passionné visant à desserrer ce qu’il présentait comme l’insupportable étreinte qu’exerceraient les prud’hommes sur les dirigeants de petites entreprises. « Vous avez un certain nombre de chefs d’entreprise, surtout dans les TPE-PME, qui, parfois par maladresse, par méconnaissance […] se retrouvent dans cette situation, avec [une décision prud’homale jugeant qu’un] licenciement [est] sans cause réelle et sérieuse », et doivent ensuite verser des milliers d’euros à un ex-salarié.