Les salariés d’Alstom veulent maintenir la pression

Par

Les annonces du gouvernement pour pérenniser le site Alstom de Belfort, berceau du TGV, sont attendues pour le 4 octobre. Les salariés du groupe ont manifesté mardi. Le PDG, Henri Poupart-Lafarge ne voit pas « d’issue structurelle » pour l’usine.  

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« On sent qu’il ne se passera pas grand-chose avant la présidentielle, c’est pour ça que nous sommes inquiets. » Philippe est venu de Belfort mardi 27 septembre pour « maintenir la pression » devant le siège d’Alstom, à Saint-Ouen, en proche banlieue parisienne. L’entreprise menace de fermer le site historique franc-comtois, et de transférer la production et les employés de Belfort vers le site de Reichshoffen, dans le Bas-Rhin, d’ici 2018. Près de 300 de ses collègues ont également fait le déplacement vers la capitale, en TGV. « On est venu en train, dans notre train, celui qu’on veut continuer à construire », ajoute le salarié, non syndiqué mais chasuble orange barrée d’un « Non à la fermeture d’Alstom » sur le dos. Après la manifestation le 15 septembre à Belfort, et l’opération ville morte samedi dernier qui a rassemblé près de 5 000 personnes, c’est la troisième mobilisation des « Alsthommes ».