Des plaignants cambodgiens contre Bolloré privés de visa

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Onze Cambodgiens représentant les 77 membres de l’ethnie bunong ayant attaqué le groupe Bolloré pour le développement de plantations dans leur province ne pourront pas assister à une audience à laquelle ils sont pourtant convoqués, le 12 février. Ils tentent de démontrer que les plantations sont gérées directement par le groupe français, depuis son siège de Puteaux.

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La justice française les convoque pour une audience, mais l’administration française leur interdit d’y assister. Onze Cambodgiens qui ont attaqué le groupe Bolloré en France, et qui souhaitaient se rendre au tribunal de Nanterre le 12 février, se sont vu refuser un visa par le consulat de Phnom Penh. Le motif est bien connu de tous ceux qui ont besoin de demander ce document pour entrer dans l’Hexagone : ils n’auraient pas fourni la preuve qu’ils disposaient « de moyens de subsistance suffisants pour la durée du séjour envisagé ou de moyens pour le retour dans le pays d’origine ». Le consulat n’a pas répondu aux demandes d'explication de Mediapart.