Cela fait des mois qu’ils se rongent. Ils le savent : la branche exploration-production internationale (EPI) d’Engie (ex-GDF-Suez) va être vendue. La direction du groupe l’a annoncé au printemps 2016. Elle ne leur a rien dit de plus. Depuis, les 500 personnes de l’activité s’inquiètent, se demandent quel sera leur avenir, si même il y a encore un avenir pour eux comme ingénieurs pétroliers, géologues, sismologues. « Les gens n’en peuvent plus. Certains sont en dépression, d’autres en burn-out. Beaucoup ont commencé à regarder ailleurs », raconte Arnaud (le prénom a été changé). En racontant cette vie de travail qui se délite, il a les mains qui tremblent.