Comment la presse française a fondu face à Google

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Avec les millions d’euros de son Fonds pour l’innovation numérique de la presse, Google a réussi son pari : transformer des ennemis en partenaires. Enquête sur les coulisses et le fonctionnement d'un projet d'un type nouveau, bientôt décliné au niveau européen. Deuxième article extrait de la Revue du Crieur, publiée le 11 juin en partenariat avec les éditions La Découverte.

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Dans l’assemblée d’une centaine de personnes qui se pressent autour des Thermos de café et des carafes de jus de fruit, il domine ses voisins d’une bonne tête. Et c’est vers sa haute stature que se tournent immanquablement les regards. En ce matin de mars, difficile de lire clairement dans le regard placide qu’affiche Carlo d’Asaro Biondo. Mais le directeur de Google pour l'Europe du Sud et de l'Est, le Moyen-Orient et l'Afrique ne peut que savourer le moment. Qui aurait parié deux ans plus tôt que son entreprise parviendrait à rassembler autour de son nom tant de représentants de la presse ? Éditeurs, rédacteurs en chef, directeurs marketing, consultants… étaient présents, issus de tous les types de presse, des sites encore confidentiels Facta ou Worldcrunch aux géants du genre, Le Figaro comme Le Monde, Ouest France comme La Dépêche, L’Express comme Les Inrocks.